Mardi 6 octobre 2026, 21h – Gymnase Chareyre, Crest
Il y a des victoires qu’on raconte avec fierté. Et puis il y a celle d’hier soir. Crest a gagné contre Charmes-sur-Rhône, et largement. Mais au coup de sifflet final, personne n’avait vraiment le cœur à fanfaronner.
Score final : HBCCPS 36 – 20 Charmes-sur-Rhône
Charmes, fidèle à lui-même
Coup de sifflet à 21h. En face, une équipe de Charmes toujours aussi sympathique : bien positionnée, attentive, organisée. Chacun à sa place, chacun son rôle. Une vraie équipe, quoi.
Le freehand crestois
Et nous, les Crestois ? À domicile, devant notre public… aucune organisation. Du jeu individuel, des relances au petit bonheur, chacun sa partition. Personne ne respecte son poste : ce n’est plus du handball, c’est du freehand. Pas de construction, pas de défense, zéro jeu collectif.
À se demander si on jouait contre le club de la Case Cressonnière de Saint-André : tout le monde semblait en décalage horaire. D’ailleurs, le punch glacé attendait déjà au bord du terrain.
Et il a servi plus tôt que prévu : la cheville de Claire a décidé de quitter le terrain avant la fin, et c’est le bidon de 3 litres de punch glacé qui a fait office de poche de glace. Le punch réunionnais, remède officiel des entorses crestoises. On souhaite à Claire un prompt rétablissement : elle, au moins, avait une bonne excuse.
Ça fulmine dans les cages
Pendant ce temps, derrière la défense (enfin, ce qui en tenait lieu), MichMich rongeait les filets. On a sincèrement cru qu’il allait nous faire un ulcère en direct. Crest mène pourtant tout le long, mais sans gloire, et ça, le gardien le sent mieux que personne.
À la mi-temps, le recadrage tombe. On ne vous le rapportera pas mot pour mot, mais l’idée générale était claire : si vous continuez à jouer comme ça, je vous pulvérise.
Une deuxième mi-temps en dents de scie
Le message passe… un temps. La reprise est bonne : ça construit, ça se cherche, ça se trouve. Puis les vieux démons reviennent au galop, et on retombe dans les mêmes travers.
Ce qui fait la différence, au fond, c’est le physique. Crest est une équipe puissante, avec du cardio, mais encore débutante pour jouer ensemble. Or la base du hand, c’est un collectif, pas une somme d’individualités. Charmes, lui, finit épuisé, à une fille contre deux côté Crest. Ça nous permet de prendre le large au score. Pas de quoi bomber le torse.
Ce qu’on retient, sans se mentir
Le constat est simple : dès qu’on est plus de neuf, on ne sait plus gérer le collectif. C’est notre plus grande marge de progression. Et c’est plutôt une bonne nouvelle : physiquement et techniquement, ça le fait. On sait exactement ce qu’il reste à travailler. Rendez-vous à l’entraînement.
3e mi-temps : là, on est au point
Heureusement, il y a une discipline où Crest maîtrise parfaitement le collectif : la troisième mi-temps. Moment sympatoche, comme d’habitude, avec nos amis de Charmes, autour d’un petit punch réunionnais (tiens, tiens) et d’un buffet bien garni.
On se souviendra longtemps de la salade d’Auré, que personne n’a mangée. Et de MichMich, qui a récuré la vaisselle pour se détendre après ce « grand » match. Chacun sa thérapie.
Merci à Charmes pour son fair-play et sa bonne humeur, et merci à Hugo pour son arbitrage de qualité, comme toujours. La prochaine fois, promis, on vient avec un plan de jeu. HBCCPS forever.

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