Mardi 16 décembre 2025, 21h – Gymnase Chareyre
Il y a des soirs où l’Histoire s’écrit sans détour. À Chareyre, on ne vient plus “voir ce que ça donne”. On vient prendre le pouvoir.
Charmes-sur-Rhône arrive en petit effectif.
Crest, lui, est au complet. Organisé. Déterminé.
Le peuple est prêt, la salle aussi. Le couperet peut tomber.
Et il tombe.
Une équipe crestoise en confiance… et en révolution
Dès les premières minutes, le ton est donné : pas de tergiversation, pas de demi-mesure.
La base arrière pilonne sans concession, enchaînant les assauts comme autant de discours enflammés à la Convention. Chaque tir est une déclaration, chaque montée de balle une prise de pouvoir.
Les pivots, fidèles à l’esprit révolutionnaire : dès que la défense hésite, ils montent à l’échafaud. Et le gardien ardèchois comprend très vite qu’il n’est pas du bon côté de l’Histoire.
Michmich aux cages : le retour de la Muraille
Et puis il y a lui.
Michmich Le tranchant, le gardien du peuple.
Aux cages, impérial. Tranchant comme la lame de la guillotine.
Le retour de la Muraille, version révolutionnaire : calme, précis, infranchissable.
Chaque arrêt est une sentence.
Chaque parade, un verdict sans appel.
À force, Charmes ne doute plus : il sait.
Alain, entre Jordan et Descat
Impossible de passer à côté d’Alain “Sans culotte”, dans un rôle hybride et incandescent.
Mi-Mickael Jordan, mi-Hugo Descat, surtout totalement lui-même.
En contre-attaque, il régale.
Un cardio tout simplement incroyable, des courses à répétition, une lucidité intacte jusqu’au bout.
Quand Crest accélère, Alain est déjà parti.
Une mécanique bien huilée… jusque dans l’arbitrage
Parce qu’une révolution réussie repose aussi sur une organisation solide :
- Hugo à l’arbitrage : parfait. Clair, juste, maîtrisé. Hugo, président de la Convention : la parole circule, mais la règle tient.
- Océane à la table : magnifique, précise, irréprochable, façon Olympe de Gouges. Tout est noté, rien n’est laissé au hasard.
Chacun à sa place. Chacun dans son rôle. La machine tourne.
Le peuple
Les supporters poussent, scandent, encouragent — pas seulement des joueurs, mais une révolution en marche. À Chareyre, le public ne regarde pas : il participe. Il soutient, il entraîne, il rappelle que dans cette Révolution-là, le peuple est sur le terrain autant que sur les gradins.
On a même entendu du « Citoyen Jéjé, en avant, cours ! »
Le score ? Inutile.
Ne parlons pas du score.
Il n’a aucun intérêt.
3ème mi temps
Seule ombre au tableau : la République n’a pas su accueillir Charmes aussi dignement qu’elle l’aurait voulu.
Les royalistes n’ont pas eu droit aux fabuleux repas que les Crestois savent offrir.
Révolution oblige : toute l’énergie était sur le terrain.
Promis, la prochaine fois, l’intendance suivra — parce qu’une révolution se gagne aussi… à table.
Ce qu’il faut retenir, c’est ailleurs :
– la révolution est passée
– Charmes-sur-Rhône est tombé
– Crest change de régime
Ce soir-là, à Chareyre,
le peuple a gagné,
la Muraille s’est dressée,
et le couperet… a fait son œuvre.



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